On était pote de lér-ga, pote de tèrtere, qu'on perd intimement bas de l'amitié de nos ren-pa. On a traîné ensemble, on a traîné en bande; unis par cette zermi qui faisait que l'on se ressemble, en bas on était solide, solidaire, fou fiers, tant de folie impolie et jamais solitaire. A nos tendres années à nos premiers râteaux; dans la galère tous passager du même bateau. On a partagé nos chagrins, partagé nos fous rires; partagé nos bouts de pain se balancer plutôt mourir! Oui on a peiné souri et saigné, je t'ai toujours respecté car tu étais mon aîné, je t'ai donné ma confiance; même prêté de la maille tu m'as donné et fourré avec le smile; bon Marliich, passons jm'en fiche t'façon mais bon moi j'ai changé de fréquentations, toi t'as quitté la région. De l'eau a coulé sous les ponts; j'en ai tourné la page notre amitié a pris le large et ma rage a pris de l'age. En hommage a tes coups de couteaux; ex-poto notre amitié n'se résume plus qu'a quelques photos..
Marlich a ces erreurs que l'on commet; à ces personnes auquel on tenait, ces choses que l'on promet mais qu'on ne fait pas, les maux de c½ur je les connais mais ne t'en fais pas; je m'en fiche si tu m'a cartonné, si tu m'as jarclé; sache que je t'ai pardonné, fais en autant pour ma part si j'ai merdé; car le temps répare, mais le temps sépare! Oui je l'avoue je t'ai kiffé, c'est dur mais on s'y fait si j'avais su que ce mot la rimait avec « se faire gifler » ; aucune hostilité à ton égard je nous revoie marcher avec un pas d'écart dans le tié-quar; c'est vrai qu'on était gamins, histoire de collégiens, je t'ai d'abord chopé la main; puis j'ai chopé le béguin. Tu m'as donné ton amour, donné ta confiance; tu ne voulais rien en retour excepté ma présence, mais moi, j'étais méfiant, parano à la fois, dans le fond c'est que je n'avais pas confiance en moi.. Les relations complexes; car nos querelles nous terrassent, pour vivre en harmonie je n'ai pas trouvé le mot de passe.. Ah si j'avais cru en toi et moi car aujourd'hui je suis déçue; je ne côtoie que des putes; tu vois, des meufs louches, j'en connais un rayon, celles qui n'ont pas une bouche, mais un taille crayon; mais bon.. J'ai pris peur quand tu m'as déclaré tes rêves; moi je voulais croquer la vie, toi tu voulais croquer mes lèvres! ; tu m'as demandé mon avis je t'ai demandé une trêve; tu n'avais pas l'air ravie mais mon c½ur était en grève..